Les principaux attentats en Europe depuis 2015

Paris – La fusillade meurtrière lundi à Utrecht (Pays-Bas), envisagée comme une possible « attaque terroriste » par les autorités néerlandaises, fait suite à une longue série d’attentats depuis 2015 dans l’Union européenne.

La police néerlandaise a arrêté lundi un homme originaire de Turquie soupçonné d’avoir ouvert le feu dans un tramway à Utrecht, faisant trois morts et cinq blessés.

– Lourd tribut en France –

Depuis janvier 2015, une vague d’attentats, pour la plupart revendiqués par le groupe Etat islamique, a fait plus de 250 morts en France.

La première attaque, menée par deux frères se réclamant d’Al-Qaïda, provoque la mort de 12 personnes le 7 janvier 2015 au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. Deux jours plus tard, quatre personnes périssent au cours de la prise d’otages dans un supermarché casher. L’assaillant, se revendiquant de l’EI, avait tué la veille une policière.

Le 13 novembre 2015, la France est frappée par les pires attaques terroristes de son histoire, revendiquées par l’EI. Les attentats, contre la salle de concerts du Bataclan, plusieurs bars et restaurants de Paris et près du Stade de France, font 130 morts et plus de 350 blessés.

En 2016, la fête nationale du 14 juillet est endeuillée à Nice (sud-est), où un Tunisien, au volant d’un camion, fonce dans la foule, faisant 86 morts et 450 blessés. L’attaque est revendiquée par l’EI.

Parmi les principales autres attaques, un prêtre est égorgé dans son église à Saint-Etienne-du-Rouvray (ouest) le 26 juillet 2016 par deux jihadistes se réclamant de l’EI.

En 2018, le 23 mars, plusieurs attaques à Carcassonne et dans un supermarché de Trèbes (sud), perpétrées par un même homme et revendiquées par l’EI, font quatre morts et 15 blessés.

Le 11 décembre, à Strasbourg, cinq personnes sont tuées et une dizaine blessées sur le marché de Noël par un homme ayant prêté allégeance à l’EI.

Le groupe jihadiste a par ailleurs revendiqué plusieurs meurtres de policiers.

– Grande-Bretagne –

Le 22 mars 2017, un Britannique converti à l’islam lance sa voiture dans la foule sur le pont de Westminster, à Londres, avant de poignarder un policier. L’attaque, revendiquée par l’EI, fait cinq morts.

Le 22 mai, à Manchester (nord-ouest), un attentat suicide fait 22 morts et plus de cent blessés à la sortie d’un concert de la pop-star américaine Ariana Grande.

Le 3 juin, trois assaillants à bord d’une camionnette foncent sur la foule sur le London Bridge, puis poignardent plusieurs personnes à Borough Market. L’attaque fait huit morts et est revendiquée, comme celle de mai, par l’EI.

– Espagne –

Le 17 août 2017, un homme fonce dans la foule au volant d’une camionnette sur les Ramblas, l’avenue la plus touristique de Barcelone, tuant 14 passants, puis un automobiliste auquel il dérobe une voiture.

Quelques heures plus tard, cinq de ses complices commettent un attentat à la voiture-bélier dans la station balnéaire de Cambrils, à 120 km plus au sud.

Ces attaques, revendiquées par l’EI, font au total 16 morts et 125 blessés.

– Belgique –

Le 22 mars 2016, des attentats suicide, revendiqués par l’EI, font 32 morts et plus de 340 blessés à l’aéroport de Bruxelles et dans la station de métro de Maelbeek.

Le 29 mai 2018, à Liège (est), un délinquant radicalisé tue par balles deux policières et un étudiant. L’attaque est revendiquée par l’EI.

– Allemagne –

Le 19 décembre 2016, un Tunisien fonce à bord d’un camion sur un marché de Noël de Berlin, faisant 12 morts et 48 blessés. L’attaque est revendiquée par l’EI.

– Suède –

Le 7 avril 2017, un camion lancé sur une voie piétonne très fréquentée de Stockholm fait cinq morts. Le chauffeur, un ressortissant ouzbèke, revendique « un acte terroriste ».

– Finlande –

Le 18 août 2017, deux Finlandaises sont tuées à coups de couteau et huit personnes blessées à Turku (sud-ouest), par un homme signalé pour radicalisation.

– Danemark –

Le 14 février 2015, un Danois d’origine palestinienne, qui avait prêté allégeance à l’EI, ouvre le feu sur un centre culturel de Copenhague où se déroule une conférence sur la liberté d’expression, tuant un cinéaste. Dans la nuit, il abat un fidèle devant une synagogue.