La BCE veut accélérer sa féminisation

Francfort – La Banque centrale européenne veut pourvoir « au moins la moitié des postes nouveaux et ouverts » avec des candidates femmes, a indiqué jeudi l’institution, qui veut surtout accélérer la féminisation de ses postes à responsabilités.

Dirigée depuis novembre par la Française Christine Lagarde, première femme à ce poste, la BCE veut porter la part des femmes aux différents niveaux de management dans une fourchette « entre 40% et 51% d’ici 2026″, selon un communiqué.

L’institution veut augmenter tant la part annuelle de femmes nommées à des postes nouveaux ou ouverts en interne, que la part globale du personnel féminin à tous les niveaux de rémunération.

Les objectifs fixés incluent ainsi des postes d' »expert » et d' »analyste » qui figurent dans le milieu de l’échelle des salaires.

« Nous voulons que l’équilibre entre les sexes soit la norme maintenant, plutôt qu’une révolution à mener plus tard », déclare Christine Lagarde dans ce communiqué.

L’institution, qui compte près de 3.800 salariés dans ses branches de politique monétaire et de supervision bancaire, dont 45% de femmes, doit « refléter la société que nous servons », ajoute Mme Lagarde.

Les objectifs assignés sont à remplir à l’horizon 2026, qui coïncide avec la fin du mandat de Mme Lagarde.

Au terme d’un précédent programme qui visait à doubler la part des femmes aux postes de direction entre 2013 et 2019, l’institution a légèrement dépassé son objectif de 28%, portant cette part à 30%.

Mais la part des femmes « dans tous les postes de direction » est passée elle de 17% à 30%, sans atteindre l’objectif de 35%.

La BCE lancera par ailleurs la semaine prochaine la deuxième édition de son programme de bourse étudiante ciblant des femmes économistes (« Women in economics »), a appris l’AFP.

La première édition lancée l’an dernier avait attiré 269 femmes candidates venant de tous les pays de l’UE. Cinq étudiantes ont obtenu au final une bourse d’une valeur de 10.000 euros.

A travers ce programme, la BCE veut développer la carrière des femmes dans le domaine des banques centrales et plus largement dans l’économie, indique une porte-parole.